Observateur de terrain, Yves traduit en mots les murmures et les silences.
Yves De Wolf-Clément est né à Kigali. Il y a passé son enfance avant de poursuivre à Bruxelles, sa ville d'adoption, des études de sciences politiques et relations internationales. De ses premières années rwandaises, il a gardé deux langues — le swahili, qu'il parle couramment, et le kinyarwanda pour les conversations du quotidien — et une appartenance qui n'est pas de sang mais de cœur, de mémoire et de paysages. Cette appartenance, et les questions qu'elle pose, irrigue son œuvre : la transmission, la filiation, et ce que l'enfance laisse en nous.
En parallèle de son activité de romancier, il est un homme de terrain. En 1992, il fonde l'ASSEPAC — Association Euro-Africaine pour la Presse et les Droits Humains en Afrique centrale — qui publiera, après le génocide de 1994, des manuels de droits humains à destination des nouveaux juges rwandais. C'est sa première contribution à la reconstruction du pays de son enfance.
Consultant pour des ONG, puis pour la Commission européenne, il travaille en Afrique, en Amérique latine et dans les Balkans, sur des terrains d'après-guerre et de transition démocratique. Il a créé, à la fin des années 1990, deux startups informatiques. Puis la bonne gouvernance, l'État de droit et la démocratisation sont redevenus le cœur de son activité.
Ce sont ces années qui nourrissent sa fiction. Les pays qu'il a parcourus, les hommes qu'il a écoutés, les silences qu'il a appris à reconnaître.
Yves De Wolf-Clément a publié deux romans aux éditions Le Cri :
Deux projets littéraires l'animent en ce moment :
Ces textes interrogent la mémoire, la filiation, les zones grises de l'histoire. Yves écrit dans les silences, et au plus près des héritages qui pèsent sur les vies.